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PRESSE : Théault est le leader européen du transport de chevaux en Normandie

Divers

Article paru dans Ouest France - 5/07/2016

Regard nuancé sur le Brexit

« Une période d'incertitude n'est jamais bonne pour les affaires mais l'impact du Brexit sur la consommation ne jouera qu'à court ou moyen terme : de trois à six mois. » En habitué des mouvements sur les marchés internationaux, Olivier Paulmier pose un regard nuancé sur le séisme du Brexit, le retrait de l'Angleterre de l'Union européenne.Président depuis trois ans de Théault, il est entré chez ce constructeur de véhicules de transports de chevaux, il y a dix-huit ans. À l'époque pour étudier son potentiel de développement à l'international. De 0 % alors, elle est arrivée aujourd'hui à 60 % de son chiffre d'affaires à l'export.

« Lors de nos premiers pas à l'international, la Grande-Bretagne s'est imposée naturellement. De par sa proximité et l'importance de son marché du cheval, raconte Olivier Paulmier. Elle reste aujourd'hui notre troisième marché, soit 15 % de notre chiffre. »

La baisse de la livre

La relation avec l'Angleterre a déjà connu des secousses. « Les mouvements de la livre par rapport à l'euro dictent nos volumes et notre capacité à être présent sur ce marché »,explique le président de l'entreprise manchoise. Une livre très basse comme il y a quatre ans, ou comme aujourd'hui après le vote contre l'Europe, et les ventes des véhicules Théault baissent de l'autre côté de la Manche.

« Notre distributeur en Angleterre a été très décontenancé par le vote pour la sortie de l'Union européenne. Il ne s'y attendait pas. Malgré tout, nous ne sommes pas catastrophés. Nous travaillons bien avec la Suisse et la Norvège, des pays qui ne sont pas dans l'Union », se rassure Olivier Paulmier. Autre source d'optimisme : « Depuis le vote, il y a eu des ventes de chevaux à Deauville. Les principaux investisseurs étaient anglais. »

Jusqu'en Afrique du Sud

Pour développer son activité, l'entreprise ne compte pas que sur un pays. La Suède est aujourd'hui sa première destination à l'export. La petite société manchoise n'hésite pas à dépasser les frontières de l'Europe. « Nous sommes sur un marché de niche avec un produit haut de gamme. Nous devons être positionnés partout où il y a des chevaux et un minimum de pouvoir d'achat. Théault est présent au Maroc, au Moyen Orient, en Afrique du Sud. Nous commençons à regarder vers la Chine. C'est ce travail à l'exportation qui a tiré la croissance de l'entreprise », insiste Olivier Paulmier.

Pour le patron, l'exportation et l'innovation sont les deux cartes maîtresses d'une entreprise française de main-d'oeuvre. L'innovation dans le produit, mais aussi dans le service.

Comme la création de Renteo, la plateforme web qui met en relation un locataire avec un propriétaire, loueur de son camion Théault lorsqu'il ne l'utilise pas. Lancée en France, elle se développe désormais en Suède et en... Angleterre.